La Commission aura trois objectifs principaux :

Sensibiliser l’opinion publique et mobiliser les politiques :

La Commission examinera les moyens de renforcer l’importance politique accordée au trafic de stupéfiants et à ses conséquences en Afrique de l’Ouest. Elle mettra en oeuvre une campagne de sensibilisation à ce problème ainsi que sur ses répercussions, notamment sur la gouvernance et la santé publique.

La Commission cherchera également à informer et à conseiller les responsables politiques et le grand public sur les moyens à la fois efficaces et humains pour lutter contre la dépendance sans avoir recours à la criminalisation ou à l’incarcération des consommateurs.

Proposer des recommandations:

Afin d’appréhender l’ampleur du trafic de stupéfiants et ses effets, et dans le but d’élaborer des recommandations, la Commission fera appel aux données et analyses actuellement disponibles qui seront réunies dans une série de rapports de fond en vue d’orienter les travaux de la Commission. Un travail de recherche complémentaire ne sera entrepris qu’en cas de lacunes manifestes.

Le travail de la Commission se concentrera, entre autres, sur les thèmes suivants comme points de départ de la discussion et du suivi:

1.    Répercussions du trafic de stupéfiants sur la gouvernance ;

2.    Répercussions du trafic de stupéfiants sur la sécurité nationale ;

3.    La prévention et le traitement de la dépendance.

Développer des capacités et des initiatives locales et régionales:

1.    La Commission tâchera de définir les domaines d’action prioritaires et d’identifier les « agents de changement » idoines dans la région, ainsi que l’appui nécessaire pour opérer ces changements ;

2.    La Commission facilitera l’essor de réseaux d’acteurs concernés dans la région, notamment en rassemblant différents instituts de recherche, universités, particuliers et groupes de réflexion afin d’élaborer et entreprendre des évaluations externes du travail de la Commission ;

3.    Dans toutes ses activités, la Commission s’efforcera de promouvoir une appropriation régionale, d’interagir avec les initiatives existantes, et de s’appuyer sur les travaux menés actuellement par des partenaires, régionaux et locaux, tels que la Cedeao, l’ONODC, le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) et l’Union africaine (UA).



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